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Sacha Sosno. Un témoin particulier de l’'Ecole de Nice 

Musée Regards de Provence, Marseille, France
6 septembre 2014 - 4 janvier 2015
  • Sacha Sosno. Un témoin particulier de l’'Ecole de Nice 
    Vue de l'exposition "Sacha Sosno. Un témoin particulier de l’'Ecole de Nice", Musée Regards de Provence, 2014 (F 31, Se 221, IKB 282, ANT 26)
  • Sacha Sosno. Un témoin particulier de l’'Ecole de Nice 
    Vue de l'exposition "Sacha Sosno. Un témoin particulier de l’'Ecole de Nice", Musée Regards de Provence, 2014 (S 20)
Le Musée Regards de Provence se propose de retracer l’implantation de l’art moderne à Nice et dans la région dans les années soixante, à travers un parcours d’œuvres et de documents. Un hommage particulier est rendu au sculpteur, peintre et plasticien Sacha Sosno, né à Marseille en 1937, qui fut un témoin de cette aventure artistique et de la formation des Ecoles de Nice. Cette exposition fait revivre le dialogue privilégié que Sosno a entretenu avec les grands noms du manifeste des Nouveaux-Réalistes qui ont travaillé à Nice et des artistes plus indépendants. Des peintures, dessins, photographies, sculptures et installations d’Arman, César, Christo, Hains, Klein, Raysse, Niki de Saint Phalle, Ben, Charvolen, Gilli, Farhi, Serge III, Dan, De Domenico, Villers, et d’autres artistes se côtoient dans les salles d’exposition du Musée Regards de Provence.

Les années soixante sont comme le début d’un nouveau siècle dans l’histoire de l’art. C’est l’accélération dans le temps et dans l’espace des communications, une sorte de fuite en avant, en matière d’art. Ce que furent New-York et la Côte Est-Ouest des Etats Unis, Paris et la Côte d’Azur à même époque. Une autre révolution s’opère, celle des architectures, de l’urbanisme où de nouveaux matériaux et techniques imposent un nouvel espace social. La peinture s’affirme alors différemment et les sculptures regagnent la rue, la place publique.

Ce qui s’invente à Nice, dans ces mêmes années, c’est une liberté qui passe par une rage festive d’expression. Il faudra attendre les années soixante-dix, en Europe, pour que des galeries d’art contemporain et des musées fleurissent et que la mode des expositions s’imbrique dans nos sociétés un peu partout. Beaucoup d’artistes ne reviendront pas à Paris, mais iront à Nice. La ville est considérée comme une terre d’accueil, de passage, offrant un climat de création, un foyer lentement constitué par un long travail de regroupement et de confrontation des artistes. 
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