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Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel 

Nahmad Contemporary, New York, États-Unis
2 mai 2017 - 17 juin 2017
  • Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel 
    Vue de l'exposition "Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel", Nahmad Contemporary, 2017 (MG 6)
  • Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel 
    Vue de l'exposition "Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel", Nahmad Contemporary, 2017 (IKB 208, ANT 152)
  • Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel 
    Vue de l'exposition "Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel", Nahmad Contemporary, 2017 (IKB 208)
  • Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel 
    Vue de l'exposition "Monochrome: A Dialogue between Burri, Fontana, Klein, Manzoni, and Stingel", Nahmad Contemporary, 2017 (MG 6)
Dans une installation vivante organisée par la couleur, cette exposition de peintures monochromes rassemble le travail des maîtres européens de l'après-guerre Alberto Burri (1915-95), Lucio Fontana (1899-1968), Yves Klein (1928-1962), et Piero Manzoni (1933 -63) avec l'artiste contemporain Rudolf Stingel (né en 1956) pour examiner la pratique artistique durable de travailler dans les limites d'une seule couleur.

Le premier monochrome de l'exposition est IKB 208 (1957) d'Yves Klein. La somptueuse concentration de la célèbre couleur bleue de cet artiste illustre sa quête pour transcender les frontières matérielles à travers des dispersions saturées de couleurs et est réitérée dans sa peinture Monogold à feuilles d'or de 1961. Saisir les propriétés optiques de l'espace et de la lumière essentielles à la perception de la couleur, Klein induit un espace illimité qui brise la toile bidimensionnelle et engloutit la réalité tridimensionnelle du spectateur.

De même, Lucio Fontana - un notable de l'exposition de 1957 à la Galerie Apollinaire où Klein exposait sa série de toiles bleues identiques - soulignait l'infini spatial en redéfinissant la dimensionnalité du plan d'image. Dans sa série emblématique Concetto Spaziale (Spatial concept), constituée de toiles unicolores percées de barres verticales, Fontana introduit manuellement une troisième dimension en violant la surface de la toile. Immergeant le spectateur dans un espace immatériel sans limites, la surface peinte transcende vers l'extérieur tandis que le gouffre sombre se retire dans une profondeur infinie.


Les monochromistes travaillant en Europe dans les années 1950 et 1960 partageaient une vision unique qui célébrait les vastes possibilités de la couleur, qu'il s'agisse de transformer l'espace, la perception et la conscience, ou de distiller un objet d'art à son essence physique. Leur foi dans la peinture en tant qu'instrument cognitif puissant transformait les mouvements subséquents du minimalisme, du conceptualisme, ainsi que d'innombrables artistes travaillant aujourd'hui. Rudolf Stingel embrasse cet héritage artistique à travers une perspective contemporaine, créant un ensemble de peintures monochromes évocatrices imprégnées d'impressions de leur passé nuancé.
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