Peintures de Feu

Peintures de Feu

Le pouvoir destructeur du feu se mue en puissance créatrice.

"En somme, mon propos est double : tout d’abord enregistrer l’empreinte de la sentimentalité de l’homme dans la civilisation actuelle ; et ensuite, enregistrer la trace de ce qui précisément avait engendré cette même civilisation, c’est-à-dire celle du feu. Et tout ceci parce que le vide a toujours été ma préoccupation essentielle; et je tiens pour assuré que, dans le cœur du vide aussi bien que dans le cœur de l’homme, il y a des feux qui brûlent. (...)

Qu’est-ce qui provoque en moi cette recherche de l’empreinte du feu ? Pourquoi faut-il que j’en cherche la Trace elle-même ?
Parce que tout travail de création, sans tenir compte de sa position cosmique, est la représentation d’une pure phénoménologie – tout ce qui est phénomène se manifeste de lui-même. Cette manifestation est toujours distincte de la forme, et elle est l’essence de l’immédiat, la trace de l’Immédiat."
Yves Klein, extrait du « Manifeste de l’Hôtel Chelsea», 1961, Le dépassement de la problématique de l'art et autres écrits, Beaux-Arts de Paris, 2003, p. 305
Yves Klein réalisant des peintures de feu, 1961
Centre d'essais de Gaz de France, Saint-Denis, France
© Succession Yves Klein, ADAGP, Paris, 2017
scroll to top