Monogolds

Monogolds

En 1949, Yves Klein travaille à Londres chez Robert Savage, un encadreur grâce à qui il acquiert une solide expérience du maniement si délicat des feuilles d'or. 

"Et l’or, ça c’était quelque chose ! Ces feuilles qui volaient littéralement au moindre courant d’air, sur le plat coussinet que l’on tenait dans une main pendant que de l’autre on les attrapait au vol avec le couteau. Et puis, le coup du peigne que l’on se passe dans les cheveux. La feuille que l’on pose délicatement sur la surface à dorer, enduite au préalable d’une assiette et mouillée à l’eau gélatineuse chaque fois. 
Quelle matière !
Quelle meilleure école du respect de la matière picturale ! Enfin venait le polissage à la pierre d’agate, etc.
L’illumination de la matière dans sa qualité physique profonde, je l’ai reçue là, pendant cette année chez Savage."
Yves Klein, extrait de « L’aventure monochrome : l’épopée monochrome », 1960 ca., Le dépassement de la problématique de l'art et autres écrits, Beaux-Arts de Paris, 2003, p. 243
Les tableaux Monogolds qu'il réalise à partir de 1959 font entrer l'or parmi les éléments qui concourent au développement de son œuvre visible.
L'or est pour Yves Klein un symbole de la spiritualité commune à toutes les époques et toutes les cultures.
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