Yves Peintures, 1954

  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
  • Yves Peintures
    Planches de papier imprimées et papiers collés
    25 x 19 cm
Exemplaire dédicacé à Monsieur Oshita, à Paris le 24 Septembre 1955
La publication, à la fin de l'année 1954, de ce petit ouvrage intitulé Yves Peintures fut le premier geste de sa carrière publique d'artiste. 

Yves Klein réalisa cet ouvrage à Madrid, dans l'atelier de gravure que dirigeait l'un de ses compagnons de judo. d’impression de Fernando Franco de Sarabia, à Madrid, où Yves Klein enseigne alors le judo. 

Cet ouvrage se présente comme un petit livre de 24 cm sur 19 cm.

La préface occupe trois pages libres de toute typographie si l'on excepte, en haut de la première page, le mot "préface" et la signature inversée de son ami "Pascal Claude" au bas de la troisième page. Les lignes imprimées sont remplacées par des lignes noires horizontales qui s'organisent en paragraphes et se brisent pour indiquer la longueur des phrases.

Dix feuillets qui "reproduisent" des peintures monchromes soigneusement légendées suivent cette introduction. Ce sont des rectangles de papier de couleur unie, de taille différente qui sont collés séparément sur chacune des pages de reproductions. Certains de ces rectangles collés sur la page blanche portent la mention « Yves », imprimée en bas à droite. 

Le colophon est rédigé ainsi : "cette édition illustrée de 10 planches en couleurs a été achevée d'imprimer sur les presses du maître imprimeur Fernando Franco de Sarabia à Madrid, Jaen, le 18 novembre 1954. Il a été tiré cent cinquante exemplaires numérotés de 1 à 150."

La date, un nom de lieu et des dimensions, typographiés, tendent de faire passer ces rectangles de couleur pour des reproductions de tableaux peints à Nice, Paris, Londres, Tokyo ou Madrid au cours des années précédentes. Ainsi, en 1954, « Yves » serait déjà un peintre assez connu pour qu’un ouvrage lui soit consacré. Or non seulement il n’avait jamais exposé dans quelque galerie que ce soit, mais aucun des tableaux « reproduits » n’a été retrouvé.

Yves Peintures est d'abord la proposition d'une idée, mais ne prouve nullement l'existence antérieure d'œuvres réelles. 
C’est une œuvre d'art par laquelle Yves Klein pose la question de la reproduction dans l'art.

À partir de 1955, Yves Klein expose au Club des Solitaires de Paris des monochromes de différentes couleurs (orange, vert, rouge, jaune, bleu, rose), sous le même titre Yves Peintures.






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