Ci-gît l'Espace (RP 3), 1960

  • Ci-gît l'Espace
    Pigment pur et résine synthétique sur éponge naturelle, fleurs artificielles, sur panneau recouvert de feuilles d'or
    125 x 100 x 10 cm
    Centre Georges Pompidou - Musée national d'art moderne
Sur ce panneau de bois présenté à l'horizontale, près du sol, doré à la feuille, d'autres feuilles d'or, frémissantes, se sont posées. La couronne d'éponge bleue et le bouquet de roses en tissu, discret hommage à sainte Rita mais aussi troisième terme de la trilogie des couleurs promue par l'artiste, résument de larges pans de son oeuvre.

"À présent, je me sens particulièrement enthousiasmé par le « mauvais goût ». J’ai la conviction intime qu’il existe là, dans l’essence même du mauvais goût, une force capable de créer des choses qui sont situées bien au-delà de ce que l’on appelle traditionnellement « l’oeuvre d’art ». Je veux jouer avec la sentimentalité humaine, avec sa « morbidité », froidement et férocement. Ce n’est que très récemment que je suis devenu une sorte de fossoyeur de l’art (assez curieusement, j’utilise en ce moment les termes mêmes de mes ennemis). Quelques unes de mes oeuvres les plus récentes sont des cercueils et des tombes."
Yves Klein, extrait du « Manifeste de l’Hôtel Chelsea», 1961, Le dépassement de la problématique de l'art et autres écrits, Beaux-Arts de Paris, 2003, p. 304
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